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15/06/2015 16:42 by hubert.levy-lambert.1953 | Hubert Levy-Lambert -
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Cette statue de bronze de 3,20 me haut s’inscrit dans une certaine continuité de dimension, de forme et de silhouette générale par rapport à la statue d’origine, tout en la modernisant et en y insérant des évocations symboliques de l’œuvre de François Arago.
La silhouette de la statue d’Alexandre Oliva a été conservée dans son esprit, en particulier la pose d’orateur, exercice dans lequel Arago était particulièrement brillant (en tant que professeur et homme politique). De la même façon, la légère inclinaison de la tête vers le bas a été conservée. Outre son aspect bienveillant et rassurant, elle rend cette tête, qui sera située à une hauteur d’environ sept mètres, plus visible pour le passant. Les formes de la statue sont géométriques, ce qui lui confère de la modernité tout en évoquant la géométrie analytique qu'Arago a enseignée à l’École polytechnique et, plus généralement, l’optique et l’astronomie. Ces formes géométriques, moins figuratives, rendent les traits plus flous, en particulier ceux du visage, et permettent ainsi d’évoquer le destin funeste de la première statue, fondue pendant la deuxième guerre mondiale. Les instruments de mesure et d’observation portés, sur le côté gauche, par la statue d’origine sont repris de façon stylisée.
Par sa forme et sa manière de jouer avec la lumière, cette statue souhaite attirer l’œil du passant, solliciter sa curiositĂ©, son interrogation et lui Ă©voquer certains apports majeurs scientifiques d'Arago tout en laissant son imagination vagabonder. La statue est coupĂ©e en deux parties par une fracture verticale de 12 cm de largeur qui correspond au diamètre des mĂ©daillons de Dibbets. Cette coupure est situĂ©e dans le prolongement vertical du mĂ©daillon portĂ© par le piĂ©destal. Aussi la statue est-elle liĂ©e au mĂ©ridien de Paris, matĂ©rialisĂ© par les mĂ©daillons, tout en ouvrant vers le cosmos pour tout passant situĂ© Ă  son pied et regardant Ă  travers la coupure. En fonction des heures du jour et de l’état du ciel, ce que donne Ă  voir cette coupure varie et contribue Ă  animer la statue. En partie droite de la statue, le vĂŞtement a Ă©tĂ© mis en forme de telle sorte qu’il Ă©voque la pluie mĂ©tĂ©oritique des Lyrides, pour laquelle Arago a identifiĂ© un maximum d’activitĂ© le 22 avril. L’étoile Vega et la constellation de la Lyre sont reprĂ©sentĂ©es sur l’autre partie de la statue d’oĂą semble sortir cette pluie. En partie gauche de la statue un trou circulaire traversant apporte de la lumière Ă  l’espace intĂ©rieur. Par sa fonction il Ă©voque une Ă©toile et, par sa forme, un tĂ©lescope. L’intĂ©rieur de cette partie gauche est creusĂ©. Il figure la voĂ»te cĂ©leste Ă  travers laquelle tombent les rayons crĂ©Ă©s par le trou. 
Vue de derrière, la statue se prĂ©sente comme une porte qui s’ouvre sur l’univers, lumineux, de François Arago et de sa pensĂ©e.  Par sa conception, cette nouvelle statue s'inscrira harmonieusement place de l'ĂŽle de Sein, dans l'environnement vĂ©gĂ©tal et urbain qui sert d'Ă©crin au piĂ©destal, vide depuis plus de soixante-dix ans. Elle attirera l'oeil, Ă©veillera la curiositĂ© et conduira Ă  mĂ©diter sur les apports d'un grand homme dont la France s'enorgueillit Ă  juste titre. 


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